mardi 23 janvier 2007

Da Vinci Code

Le Da Vinci Code (The Da Vinci Code) est un roman écrit par Dan Brown en 2003 et compose le second volet de la trilogie Robert Langdon. Le titre de la première édition francophone était Le Code de Vinci.

Synopsis
L'histoire s'articule autour du personnage de Robert Langdon, symbologiste américain entraîné malgré lui, lors d'un voyage à Paris, dans l'affaire du meurtre de Jacques Saunière, conservateur du musée du Louvre qu'il devait rencontrer le jour même. Langdon devra d'abord, avec l'aide de Sophie Neveu, petite-fille de Saunière, prouver son innocence face à ce crime dont tout semble l'accuser, avant de découvrir que Saunière était membre du Prieuré de Sion, qu'il a été assassiné par un membre de l'Opus Dei mandaté par le Vatican pour protéger un redoutable secret et que, craignant que ce même secret ne se perde, le conservateur du Louvre a choisi de mourir dans une position rituelle symbolique qui mettra en route, conformément à ses attentes, une « chasse au trésor » qui mènera Langdon et Sophie à la découverte du fameux « secret »…
Le thème central du Da Vinci Code est la lutte secrète entre les instances dirigeantes de l'Église catholique romaine et le Prieuré de Sion, une ancienne et puissante confrérie dont a notamment fait partie Léonard de Vinci. L'objet de cette lutte est un secret connu des deux organisations, mais dont la divulgation menacerait le pouvoir de l'Église et risquerait d'ébranler les fondements de la civilisation occidentale. Soucieuse de conserver son pouvoir, l'Église cherche donc à détruire tout détenteur du fameux secret (dont le Prieuré), tandis que le Prieuré, quant à lui, lutte pour la préservation de ce même secret… Est par ailleurs évoquée en arrière-plan l'idée de ce que l'Église Catholique, voulant acquérir et garder le pouvoir, s'est interposée et imposée comme intermédiaire entre l'homme et Dieu. Ainsi, l'union sexuelle, qui laisse toute la place à l'altérité homme - femme et qui est un moyen privilégié d'entrer en contact direct avec Dieu (voir la scène du Hieros Gamos, Union sacrée), est déclarée péché.

Personnages
Les principaux personnages de l'histoire sont :
Robert Langdon : professeur de symbolique religieuse à l'université de Harvard
Jacques Saunière : conservateur du Louvre, assassiné au début du livre
Sophie Neveu : petite-fille de Jacques Saunière, cryptologue travaillant pour la police française
Bézu Fache : commissaire de la police judiciaire française
Silas : moine albinos dévoué à l'Opus Dei
Monseigneur Manuel Aringarosa : dirigeant de l'Opus Dei à New York
André Vernet : directeur de la banque de Zurich à Paris
Sir Leigh Teabing : historien anglais, chevalier de la Couronne, spécialiste du Graal, ami de Langdon
Rémy Legaludec : domestique et chauffeur de sir Leigh Teabing
Jérôme Collet : inspecteur de la police judiciaire française

Lieux de l'histoire

France
Musée du Louvre à Paris
Eglise Saint-Sulpice à Paris
Château de Villette
Aéroport du Bourget
Hôtel du Ritz

Angleterre
Aérodrome de Biggin Hill
Abbaye de Westminster à Londres

Ecosse
Rosslyn Chapel

Commentaires [modifier]
Jeu de piste construit à partir de nombreux éléments historiques et religieux, exploitant avec efficacité la théorie du complot, le roman est un phénomène de l'édition au niveau mondial, ayant été vendu à plus de vingt millions d'exemplaires en moins de deux ans, dont plus d'un million et demi en France, où se passe la majeure partie de l'action. Son succès a engendré tout un mouvement économique, notamment avec un lot de livres « décodant » les environnements dans lesquels évoluent les personnages, des circuits touristiques sur les traces de ceux-ci, quantité d'émissions de radio et de télévision, des débats, une moisson d'articles, etc.
Le livre est rempli de clés et d'allusions, comme le nom de Saunière faisant référence au nom de l'abbé Bérenger Saunière, individu à l'origine de l'affaire du trésor de Rennes-le-Château à la fin du XIXe siècle. On peut également citer Leigh Teabing, dont le prénom est un clin d'œil au nom de famille de Richard Leigh et le patronyme une anagramme de celui de Michael Baigent — ces deux individus étant les coauteurs de L'Énigme sacrée, ouvrage considéré comme la principale source de Dan Brown (voir plus bas). Le nom de Langdon est une allusion à John Langdon, auteur des ambigrammes du précédent livre de Dan Brown, Anges et Démons. Bézu Fache est quant à lui un clin d'œil aux faux-monnayeurs du Bézu qui fondaient de la monnaie à Rennes-le-Château.
Nombre d'analystes ont présenté les incohérences de l'intrigue du livre. Par exemple, la mise en scène que Jacques Saunière fait autour de sa mort est présentée comme impérative puisqu'il est le dernier détenteur d'un secret qui serait, autrement, perdu à jamais. Or on apprend à la fin du livre que la grand-mère de Sophie est non seulement encore vivante (elle vit en Écosse) mais qu'elle est de même au courant du fameux secret. De plus, celle-ci annonce que le Prieuré a eu le temps d'élire de nouveaux membres aux postes laissés vacants du fait des assassinats. Au final, le secret n'est nullement perdu et toute l'aventure de Sophie n'a servi qu'à lui faire retrouver sa famille. D'autres font tout de même remarquer que la grand-mère de Sophie n'est finalement jamais au courant de l'endroit où se situe le Saint Graal et le dit même à Langdon à la fin du livre. Elle avoue en effet que son défunt mari a toujours voulu garder des secrets.

Analyse critique et controverses [modifier]
Bien que le Da Vinci Code ait toujours été présenté comme une fiction et non une thèse, l'auteur entretient la confusion, mêlant réalité, vraisemblance et pure invention, au point que certains lecteurs auraient radicalement renoncé à leur foi chrétienne. De nombreux ouvrages, publiés peu après le roman, ont mené à bien une analyse complète des théories présentes dans ce roman[1] ; ils tendent en général à remettre fortement en cause les prétentions de l'auteur à l'exactitude historique.

Interrogations sur la démarche de l'auteur [modifier]
L'intrigue repose sur des faits touchant à la religion catholique et notamment à la papauté, au prieuré de Sion et à l'Opus Dei. Dan Brown prétend faire des révélations sur la vie du Christ, l'histoire de l'Église catholique et l'Opus Dei, alors que les faits cités sont en général connus depuis longtemps, ou interprétés de toute autre manière. Les interrogations ont en fait été principalement suscitées par l'avertissement qui précède l'ouvrage : "Toutes les descriptions de monuments, d'œuvres d'art, de documents et de rituels secrets évoqués sont avérées" - alors que de multiples interprétations et descriptions présentes dans le roman sont considérées par de nombreux analystes comme erronées (entre autres les fonctions ésotériques prêtées au gnomon de l'Église Saint-Sulpice, à Paris, qui n'est en fait qu'un instrument destiné à des mesures astronomiques, ou la présence de Marie-Madeleine dans la Cène de Léonard de Vinci).
Faire passer une œuvre de fiction pour un témoignage réel est un artifice littéraire courant (on peut citer le Manuscrit trouvé à Saragosse du comte Potocki), qui devient ici problématique dans la mesure où l'ouvrage peut être considéré comme diffamatoire pour l'Église catholique et l'Opus Dei en particulier. Cette dernière institution a d'ailleurs demandé sans succès à Sony Pictures de faire insérer un avertissement avant le film inspiré du roman précisant qu'il s'agissait d'une œuvre de fiction. Beaucoup reprochent donc à Dan Brown d'avoir entrepris une démarche visant à décrédibiliser l'Église catholique et à faire passer l'Opus Dei pour une secte.

Le Prieuré de Sion
Voir l’article Prieuré de Sion.
Dès le préambule du livre, l'auteur affirme l'existence d'une société secrète, le Prieuré de Sion, fondée en 1099 et ayant comporté dans ses rangs Isaac Newton, Victor Hugo, Claude Debussy ou encore Léonard de Vinci. Leur réunion dans le Prieuré de Sion serait « prouvée » par des documents secrets «découverts» en 1975 à la Bibliothèque de France.
En réalité, ladite organisation remonte à la « révélation » de Pierre Plantard, en décembre 1940 : l'homme affirme être descendant des Mérovingiens, pour finalement déclarer après la Seconde Guerre mondiale être le dépositaire d'une organisation cachée : le Prieuré de Sion. Il commence par en déposer les statuts à la sous-préfecture de Saint-Julien-en-Genevois (Haute-Savoie) le 7 mai 1956 pour officialiser sa « révélation », et dépose un peu plus tard à la Bibliothèque de France les Dossiers secrets d'Henri Lobineau, de faux parchemins détaillant sa royale ascendance (il ajoute même dans ces textes « de Saint-Clair » à son nom, pour se donner davantage de noblesse), la prétendue histoire du Prieuré de Sion et la liste de ses grands maîtres (Léonard de Vinci, Victor Hugo...) – ce pour quoi il sera accusé de fraude par la justice française en 1992.

La descendance du Christ
Selon le Da Vinci Code, la mission du Prieuré de Sion serait de protéger la dynastie mérovingienne, qui descendrait directement de Jésus et Marie-Madeleine. Les Évangiles mentionnent six femmes du nom de Marie, il s'agit ici de Marie de Magdala, disciple de Jésus qui le reconnut ressuscité près de son tombeau, confondue avec les autres par une tradition séculaire. Ces autres femmes sont notamment la femme “ pécheresse ” qui oignit de parfum les pieds du sauveur et obtint son pardon, Marie de Béthanie, la sœur de Marthe et de Lazare qui oignit la tête et les pieds de Jésus et enfin une autre pécheresse que Jésus sauva de la lapidation.
Au chapitre 58, Dan Brown indique que Jésus et Marie-Madeleine étaient tous deux de descendance royale, Jésus appartiendrait à la maison de David et Marie-Madeleine, à la Tribu de Benjamin.
Au chapitre 60, il révèle que leur supposé enfant était une fille prénommée Sarah (qui signifie "princesse" en hébreu) et que le Saint-Graal serait quatre énormes malles transportant un ensemble de documents (ceux-ci pourraient comprendre un arbre généalogique de la descendance de Jésus, la mystérieuse Source Q qui pourrait avoir été écrite par Jésus lui-même, les Carnets de Marie-Madeleine; les Templiers les auraient découverts sous le Temple de Salomon) ainsi que le sarcophage de Marie-Madeleine. La lignée de Jésus se serait ensuite mélée à celle des Mérovingiens. Le Vatican aurait fait assassiner Dagobert par Pépin de Herstal, mais la lignée se serait prolongée avec un fils, Sigisbert et dont Godefroy de Bouillon, fondateur du Prieuré de Sion, ferait partie (seul le fait que Dagobert soit mort assassiné est cependant véritablement historique).
Pour justifier l'affirmation de l'union du Christ à une femme, le roman indique que dans le contexte social de l'époque, ne pas être marié après 20 ans relève presque de l'impossible, en citant entre autres les Manuscrits de la Mer Morte. Néanmoins, ces documents ne traitent pas de Jésus mais relatent l'Ancien Testament tel que l'enseignait la puissante secte des Esséniens, composée d'hommes ayant choisis le célibat.
De fait, Jésus, abordant avec ses disciples la question de savoir si le célibat était préférable au mariage, leur dit que le célibat "volontaire" est un don qui semble avoir pour avantage essentiel de laisser libre celui qui le possède. Jésus usait d'un langage figuré (voir Matthieu 19:10-12) pour décrire, non une obligation, mais une décision volontaire, dans le cœur, de ne pas se marier, pendant une période indéterminée, et ceux qui font ce choix demeurent dans cet état en exerçant la maîtrise de soi. Jésus, par ce choix, se positionnait en choisissant délibérément de tourner le dos à une certaine conception du pouvoir et de la sexualité.

Le trésor des Templiers
L'autre fait sur lequel s'appuie le Da Vinci Code est la richesse des Templiers, qui auraient entretenu un certain mystère autour de son origine, pourtant connue. Créé aux alentours de 1120, l'ordre des Pauvres Chevaliers du Christ devient ensuite l'Ordre des Templiers, après que le roi de Jérusalem Baudouin II fit don aux moines-soldats de la partie méridionale du temple de Jérusalem (auparavant rasé et pillé par Titus). Ils sont exemptés de taxes pontificales dès 1199, et leur mission de protection des pèlerins les place aux premières loges des conquêtes d'Antioche, de Saint Jean d'Acre, de Constantinople et de Jérusalem. À la fin du XIIIe siècle, ils administrent plus de treize provinces en Europe et en Palestine, ce qui expliquerait l'origine de leur richesse. Quant à la disparition de l'ordre, elle est due à sa dissolution en 1311 et à la mort en 1314 de Jacques de Molay, dernier chef de l'organisation, brûlé sur ordre de Philippe le Bel. C'est l'ordre des Hospitaliers qui hérite de tous leurs biens.

Les sources de Dan Brown
Une polémique est soulevée quant aux sources de Dan Brown pour la rédaction du Da Vinci Code. Le thème central du roman consiste en effet en une synthèse des théories de plusieurs ouvrages, dont trois sont considérés comme les sources majeures de l'auteur pour la construction de son récit :
L'Énigme sacrée, de Michael Baigent, Richard Leigh et Henry Lincoln
La Révélation des Templiers, de Lynn Picknett et Clive Prince
La Femme à la Jarre d'Albâtre, de Margaret Starbird
Marie Madeleine et le Saint Graal, Margaret Starbird, Ed. Exclusif, ISBN 2848910518
Ces quatre livres sont qualifiés de « pseudo-historiques » par de nombreux experts.
La critique porte surtout sur L'Énigme sacrée, dont se serait amplement inspiré Dan Brown (certains l'ont accusé de plagiat), un livre polémique écrit par trois Britanniques en 1982, publié la même année à Londres et sorti en France en 1983. Le 7 avril 2006, un tribunal britannique a lavé Dan Brown de tous soupçons de plagiat en ce qui concerne ce livre ([1]) ce qui n'empêche les ressemblances troublantes entre les deux ouvrages.
Dans L'Énigme sacrée, on retrouve l'histoire du Prieuré de Sion et sa mission de protection des descendants du Christ issus d'une relation charnelle entre celui-ci et Marie-Madeleine, ainsi que la liste des grands maîtres de ce Prieuré telle qu'elle apparaît dans le Da Vinci Code.

Réactions [modifier]
À l'issue de cette analyse, il semble difficilement possible de considérer le Da Vinci Code comme un roman historique. Il est ainsi à noter que la confusion entretenue dans l'ouvrage, et ce dès l'avertissement d'introduction, entre ce qui relève de la fiction et de la réalité a entraîné de vives réactions, qui méritent d'être exposées :
Des lecteurs, considérant comme document authentique une grande partie du roman, entrent dans une dénonciation de l'Église catholique ou dans une crainte d'un complot pluriséculaire.
L'Église catholique, probablement un peu dépassée au départ simultanément par le succès de l'ouvrage - comme le reste de la société ! - et par la crédulité de certains lecteurs, s'est engagée d'abord dans une stratégie de défense sans condamnation formelle à part deux cardinaux (Plus d'un an et demi après sa publication, le cardinal Tarcisio Bertone conseille fermement en mars 2005, sur Radio Vatican, aux fidèles de ne pas lire, ni acheter le roman Da Vinci Code, mais le Vatican lui-même n'a jamais interdit le livre). En général, elle en a plutôt profité pour donner des explications sur les sources : différences entre évangiles canoniques et apocryphes, histoire des Conciles, publications de théologiens reconnus comme le jésuite Bernard Sesboüé.
La Prélature de l'Opus Dei souligne également sur son site internet officiel les problèmes théologiques que soulève le roman.
En Chine, le film, sorti dans quelque 400 salles le 19 mai 2006, est retiré par les autorités. La raison officielle est que cette censure devait permettre de protéger la culture chinoise mais aussi de donner satisfaction aux chrétiens du pays. L'Église catholique établie en Chine avait appelé au boycottage du long métrage de Ron Howard[5].

Autres sujets abordés
Évangiles canoniques
Jésus de Nazareth - Cène - Eucharistie - Apôtres - saint Jean - La Passion - Résurrection - Bible - Nouveau Testament - Marie-Madeleine
Personnages historiques
Alexander Pope - Bernard de Clairvaux - Constantin Ier - Isaac Newton
Dogmes et édifices chrétiens
Asmodée - Ier concile de Nicée - Arianisme
- Cathédrale de Chartres - Rosslyn Chapel - Temple de Salomon - Gnomon de l'église Saint-Sulpice
Religions païennes
Culte de Mithra - Ankh - Baphomet - Culte de la Déesse - Féminin sacré - Hieros Gamos

symbole du calice

symbole de la lance
Mathématiques et cryptographie
Nombre d'or - Suite de Fibonacci - Code Atbash - Codex Leiceister - Cryptex - Géométrie sacrée (article en anglais)
Divers
Théorie du complot - Conspiration - Anagramme - Étoile de David - Rose-Croix - La Pyramide Inversée (article en anglais)






Continuons !

La Quête du Saint Graal continue
mais nous allons nous penchez sur
toutes les oeuvres qui en parle aujourd'hui !

La matière de Bretagne

La matière de Bretagne


On donne le nom de matière de Bretagne à un ensemble de légendes et de chansons, diffusées à l'origine par des jongleurs gallois et armoricains, et qui alimentèrent, entre 1150 et 1250 environ, un certain nombre de romans appelés romans bretons. Cette matière se caractérise par la présence de thèmes merveilleux qui trahissent un fond païen et un mysticisme proprement celtique. La matière de Bretagne connut une fortune littéraire considérable après la publication en français de l'Historia regum Britanniae de Geoffroy de Monmouth, qui rendit populaires, avant 1150, des personnages comme le roi Arthur et Merlin l'Enchanteur. Les romans bretons font, avec les romans antiques (la «matière de Rome»), partie d'un ensemble qui se distingue de la chanson de geste (la «matière de France») par l'emploi de l'octosyllabe à rimes plates, puis de la prose, et par une inspiration qui cesse d'être nationale.

On compte trois grands cycles de romans bretons.

Le premier comprend les lais, inspirés par le répertoire des jongleurs bretons et les lais de Marie de France, écrits vers 1175. À ce premier cycle, consacré à l'amour, se rattachent également tous les romans inspirés par le personnage de Tristan.

Le deuxième cycle a pour figure centrale Arthur ou Artus, roi légendaire de Bretagne, entouré de sa cour de chevaliers: c'est le cycle de la Table ronde qui déroule la série des «aventures» chevaleresques. Le Roman de Brut (1155) de Wace est le premier roman à présenter les personnages et le décor féerique de ce cycle. Mais c'est Chrétien de Troyes qui a rendu célèbre la matière de Bretagne avec des récits qui seront imités dans toute l'Europe: Erec (v. 1162), Cligès (v. 1164), Yvain ou le Chevalier au Lion (v. 1170) et surtout Lancelot ou le Chevalier à la Charrette (v. 1168, terminé par Godefroy de Lagny). Toutes les aventures des chevaliers, dont Lancelot est le type, sont placées sous le signe de l'amour courtois.

Le cycle du Graal, enfin, s'ouvre sur l'énorme poème de Perceval (63 000 vers), commencé par Chrétien de Troyes vers 1182. Il ne s'agit plus ici d'aventures et d'amour courtois, mais de quête et d'amour divin. Dans la suite du Perceval, composée par plusieurs auteurs, dont Wauchier de Denain, cette tendance mystique ira en s'accentuant.

Excalibue, l'épée du roi Arthur

Excalibur

Dans la légende arthurienne, nom de l'épée du roi Arthur. Symbole de pouvoir, Excalibur est une épée magique que seule une main valeureuse est digne de manier.

Mystérieusement fichée dans une roche, Excalibur apparaît comme un prodige venu du ciel afin de désigner le roi de Bretagne : celui qui parviendra à retirer l'épée de son fourreau de pierre accèdera au trône.

Tandis que de nombreux chevaliers échouent successivement dans cette tentative, Arthur, conduit par Merlin, s'empare sans difficulté de l'épée et devient roi.
La tradition celtique mentionne Caledlwch, qui donnera Excalibur (on trouve aussi parfois Caliborn dans les textes français) ; il s'agit ici d'une épée magique offerte à Arthur par la Dame du Lac.

Avant de mourir, Arthur doit rendre l'épée afin qu'elle ne tombe pas dans des mains perfides et qu'elle retourne dans les profondeurs de l'Autre Monde. Blessé, il demande à son compagnon Girflet d'aller jeter Excalibur dans le lac le plus proche. Une main émerge des flots, s'empare de l'épée et la brandit trois fois vers le ciel pour rendre un dernier hommage à Arthur.
Le roi interprète ce geste comme le signe de sa mort prochaine.